J'aurais pu écrire à peu près la même chose mais c'est Marie José, mon amie d'enfance qui me l'a écrit ! A chaque fois que je le relis, les larmes envahissent mes yeux !...

POÈME



BALLADE DES SAISONS




Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps.
Passe le temps, comme les saisons, comme les couleurs du temps,
Temps passé, temps présent.
Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps,
Comme la jeunesse si proche et si lointaine aussi,
Comme les couleurs du printemps.
Printemps de l'enfance où tous les rêves sont permis.
Où la couleur de l'espoir est partout, ce vert si tendre, si frais,
Et l'odeur du réveil de l'hiver qui éveille nos sens.
Le gazouillis de l'eau qui coule doucement,
Le chant des oiseaux qui nous rappelle que maintenant
Des nouveaux jours arrivent, qu'une nouvelle vie commence,
Oui jeunesse si proche et si lointaine mais si pleine d'espoir.
Que de rire, que de joie, mais aussi de larmes.

Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps
Passe le temps comme les saisons, comme les couleurs du temps,
Temps passé, temps présent.
Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps,
Comme la jeunesse si proche et si lointaine aussi,
Comme les couleurs de l'été.
Été de la jeunesse si pleine de vie,
Où nous croyons que nous sommes adultes.
Alors plus rien ne peut nous arriver,
Jeunesse de l'amour, jeunesse si fragile mais belle,
Jeunesse couleur or comme le soleil à son zénith,
Où les corps se cherchent, où tous les désirs se réveillent,
Où l'on croit que l'amour est éternel.
Jeunesse de l'été si courte, si belle,
Jeunesse qui reste gravée dans notre mémoire à jamais.
Comme le premier sourire du garçon assis à coté de soi,
Comme le premier baiser.
Ho ! Jeunesse si courte, si lointaine, mais si proche.

Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps.
Passe le temps comme les saisons ; comme les couleurs du temps,
Temps passé, temps présent.
Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps
Comme la jeunesse si proche et si lointaine aussi,
Comme les couleurs de l'automne,
Automne de la vie.
Les couleurs sont devenues plus chaudes,
Couleurs ocre et rouge, et une chaleur douce tombe sur nos épaules,
Sous nos pas craquent les châtaignes,
Une odeur douce monte de la terre.
Un doux soleil nous réchauffe,
Sur nos pas un chien court devant nous,
Comme si le temps allait s'arrêter.
Une image nous revient du passé, l'air d'une chanson,
Alors nous sourions.

Tournent les aiguilles de la pendule, passe, passe le temps
Comme la jeunesse si proche, mais si lointaine
Le blanc manteau de l'hiver a revêtu la campagne,
Le vent chante dans les arbres nus un chant mélancolique.
Dans la maison une douce chaleur nous enveloppe,
Une odeur de café ainsi que de chocolat embaume la pièce où nous sommes.
  Le chien à nos pieds nous regarde en soupirant,
Le chat près de la cheminée ronronne de bien être,
Comme nous sommes bien.
Que de parcours ensemble, main dans la main, que de joies.
La neige tombe, c'est l'hiver, je ferme les yeux...
Non je regrette rien.
Oh jeunesse frivole, jeunesse qui passe bien vite,
Je garde au fond de moi le sourire,
Le rire et le regard de ce garçon qui n'osait parler,
Il est dans ma mémoire,
Il est mon jardin secret.

Passe le temps, passe les aiguilles de la pendule,
Comme les saisons, il y aura d'autres printemps,
D'autres étés, d'autres automnes et hivers.
Non je ne regrette rien,
La main dans ses mains, je suis bien,
Le feu chante dans la cheminée,
Le vent chante dans les arbres nus,
Je souris.
Pour mon ami d'enfance
Marie-José, 17 février 2004

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