Souvenirs d'enfance de Marie José écrit l'année de sa disparition !...

PENSÉES



SOUVENIRS PRÉSENTS





Je me souviens de son sourire, de la couleur de ses yeux et de cette petite ride au coin de l'œil, lorsqu'il éclatait de rire, de son bon rire qui me donnait de la joie...
Oui, je me souviens.

Je suis assise près de la fenêtre, le regard dans le lointain, j'entends le son de sa voix, si grave et si tendre, son rire lorsqu'il arrivait à la maison, et sa façon de dire bonjour qui me faisait rire, oui je l'entends...
Oui je me souviens.

Les yeux fermés, je revois ces journées que nous passions ensemble. Une larme coule sur ma joue... que de souvenirs si tendres et si lointains. Des souvenirs que je ne peux effacer et que je ne veux effacer, qui sont si présents au fond de mon cœur ...
Oui je me souviens.

Je suis assise là, sur ce fauteuil. La journée est bien triste et il pleut depuis ce matin. La douleur est là aussi, si présente et si forte que je ne peux crier.

Alors je laisse mon esprit qui me fait aller vers le passé... et c'est son visage et sa voix qui sont présents. Son beau visage, je le revois comme si c'était hier...

Alors je me laisse bercer et comme un tourbillon je me retrouve dans le passé. Je le vois comme à dix-sept ans, là devant moi. Je sens la douceur de ses mains se poser sur les miennes et la douceur de ses lèvres sur mes joues.

Et son rire, oui son rire si chaud, si tendre se répandant dans la pièce. Alors comme par miracle, ma douleur s'en va !!!

Et je nous revois dans ce petit café où nous nous retrouvions avec d'autres jeunes du village le dimanche midi. Je le revois jouer au baby foot, moi assise à attendre qu'il fasse le premier pas. Que c'est loin et si près de nous ! Toi mon ami, t'en souviens-tu ?

Oui, je me souviens et ses souvenirs m'aident aujourd'hui ... J'ose écrire combien tu as compté et tu comptes pour moi.

Oui, je me souviens de tout cela. Je sais combien notre amitié est belle et sincère. Qu'elle sera pour le reste de la vie fidèle à nous deux et que personne, non personne ne pourra nous la prendre... de nous séparer de ce lien si fin et si temporel.

Oui, pour moi dans les moments les plus difficiles, tu es là près de moi. Tu me souris et d'un geste de la main me quitte pour me donner du courage.
Alors aujourd'hui je te dis merci, merci...

Oui, je sais que toi aussi tu n'as pas oublié notre courte, si courte jeunesse.

Marie-José
26 juin 2005

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